Menu Mercredi 21 novembre

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ENTREES

Œuf basse température  – bouillon thaï / nouilles de riz / champignons

Mogettes de Vendée – coques / citron et chorizo

Mini planche de charcuterie

 

DESSERTS

Crumble pomme aux noix

Mi-Cuit chocolat

Assortiment de fromages

Café gourmand  / Thé gourmand

 

PLATS

Filets de rouget barbet – vierge de citron vert et coriandre fraîche et carotte-coco-citronnelle

Blanquette de veau – pilaf de riz de Camargue

Parmentier de canard – à la patate douce

 

On bisse

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Ca faisait un petit moment que ça nous trottait… On a cherché, on a trouvé. Maintenant, ‘ne reste plus qu’à! On a craqué sur les mosaïques de ce beau bistrot d’angle… On a cassé notre tirelire.

On vous y accueillera aussi très bientôt avec plaisir.

Ma maman elle est bio, elle est homéo.

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Ma maman elle cuisine. Lorsqu’elle fait des tartes, elle fait elle-même sa pâte.

Aujourd’hui pour la quiche c’était moitié farine de blé moitié petit épeautre. La pâte, elle est toute grisouille, rustique et très parfumée.

Ma maman elle cuisine et elle prend son temps : les poires de la tarte sucrée de la semaine passée (une Bourdaloue revisitée) ont été pochées un peu plus tôt en saison et mises en conserve avec un sirop doux à la vanille. Les amandes viennent des contreforts des Pyrénées non loin de Maury, Collioures et du Mont Canigou, où mes parents passent quelques jours d’une année sur l’autre. Les amandes entières, elle les émonde, en les passant à l’eau bouillante, à l’aide de son pouce et de son index. Puis elle les hache, finement. La tarte en est succulente. Même si elle n’est pas lookée « pâtissière », cette tarte elle est vraiment belle. Parce qu’elle a été faite patiemment. Elle est belle parce qu’elle a été goûtée à chacune des étapes (on ajoute un peu de Muscovado ? une pointe de sel de Guérande ?). Elle est belle parce qu’elle est éphémère, qu’il n’y en aura pas une autre produite de la même manière.

Ma maman, elle nous fait, hors ces wonderfuls tartes salées et sucrées, des tajines et des couscous, elle nous trouve le meilleur Comté et la meilleure saucisse de Morteau, le jambon blanc tout gris mais tout bon et non nitrité. Elle y passe beaucoup de temps dans sa cuisine et en courses. Et mon papa il fait très bien les œufs au plat, c’est un as de l’épluchage et il accompagne Daisy au marché pour lui porter sacs et cabas.

Crème et crèèèème

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Nous nous sommes pâmés, ce dimanche (et les deux jours suivants) devant ce (trop) petit pot de crèèèèèème acheté sur un marché de Touraine.

Oui il y a crème et crèèèème. La crèèèèème, elle est douce, onctueuse (à la fois épaisse et glissante). Elle est naturellement vanillée. Elle est plus ou moins fleurie, selon ce que la normande, la jersiaise ou la montbéliarde broute au fil des saisons.

Elle acidifie un velouté de potimarron trop rond trop sucré. Elle recouvre (péché mignon) la belle couche de confiture de mûre sur un scone maison. Elle tranche le sucre d’une belle tatin de pomme caramélisée. Elle tempère et adoucit l’iode, le sel et le parfum d’un maquereau fumé lorsqu’on le transforme en rillette. Elle se suffit à elle-même. Elle ne sollicite aucun artifice. C’est presque gâcher que de la cuisiner. La cuisson l’altère, l’évanouit. Dans ce cas, utilisez la crème.

Et ces notes beurrées-lactiques-vanillées, on les retrouve aussi dans le vin à de nombreuses reprises, sur le vin blanc de bourgogne et les bulles de champagne.

Ce gras, c’est si bon! Mangez-en!

Repas d’un dimanche midi sous la pluie

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Et voilà… simplissime cuisine, maxi-réjouissance.

En passant trop tard chez le boucher le matin, araignée, poire et merlan, ont déjà trouvé preneur mais heureusement gisent en vitrine quelques goûtus onglets, parés et dénervés… 200 g par personne, obligatoire!

Et non, aficionados du boeuf, surtout ne les ouvrons pas! En rentrant à la maison, on conserve la viande à plat sur le plan de travail, pendant ce temps on coupe en cube d’1 cm sur 1 cm, les pommes de terre à chair ferme préalablement épluchées, lavées et essuyées. On les pose ensuite dans la poêle chaude généreusement dosée en beurre (devenu presque noisette) pour une cuisson à vif en les remuant bien quatre à cinq minutes jusqu’à coloration d’une bonne partie des faces. Ensuite on baisse le feu pour les attendrir et les cuire à cœur durant dix minutes accompagnées d’ail écrasé (pour les amateurs) d’un branche de thym (ou laurier, ou romarin ou tout ensemble… mettons-y ce que l’on aime). Enfin, en toute fin de cuisson, juste avant le service une giclette de fleur de seul et un tour de poivre du moulin leur feront le plus grand bien.

Et durant les dix minutes de cuisson à couvert des pommes de terre, il ne nous reste qu’à cuire ces braves onglets. Dans une poêle bien chaude et garnie de beurre…. pschiii, la viande se saisie et se croûte dès le toucher. Sur chaque face et durant en tout 4/5 ou 6 minutes (et selon l’épaisseur de l’onglet) saisissons, saisissons. Débarrassons les onglets dans un papier d’alu que l’on referme aussitôt (conservant au chaud les bestiaux), le temps de verser, eau, vin, échalotes ou tout autre artifice permettant de récupérer les sucs de cuisson dans le fond de la poêle, et hop dans les assiettes.

Et comme au bistrot des Victoires d’il y a deux décennies, mettons le thym à la flamme pour impressionner les convives. Et sortons fleur de seul, salade fraîche et croquante, vinaigrette bien moutardée, poivres sélectionnés et bouteille de vin de tannin (loire, bordeaux, bourgogne, rhône ou languedoc, peu importe, mais avec de beaux tannins bien mordants…) et bingo! Dimanche de viandard à coup sûr réussi.

Précisément donc, en ce dimanche, nous ouvrîmes Temps d’Amphore de Jean-Régis Valour et nous finîmes en beauté (et prise de kilos assurée) en n’omettant pas quelques morceaux de fromage (pour finir la salade), et un savoureux Paris-Brest de notre boulanger.

Deux adresses place Clichy

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On mangeait au « Strobi » de divins veloutés de courge et un tout tendre cuissot de chevreuil jus corsé et légumes anciens tout en sirotant la classieuse bourgogne quand, jetant un œil aux passants, nous vîmes face à nous l’enseigne argentine Casero. « Empanadas sur place et à emporter », affichaient-ils.

A la sortie de notre déjeuner, nous entrâmes donc à l’intérieur de cette belle échoppe. Nous commandâmes à emporter trois de leurs empanadas, une rafraîchissante Quilmes et une bouteille de malbec de la haute région de Salta.

Et le soir même, nous dégustâmes… et par le parfum et les saveurs carnées, nous fûmes directement transportés dans ce magnifique pays du bout du monde.

On vous recommande donc, les yeux fermés, un stop place Clichy pour goûter les bons petits plats de Strobi et les croissants chauds argentins (les fameux empanadas) de Casero. Tous deux, rue Biot 75017 Paris. L’un en face de l’autre donc…  Et choisissez! Ou comme nous, prenez le temps de visiter les deux…

Oenographiliste

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Quoi? Vous n’en êtes toujours pas un?

Après avoir lu ici comment très simplement décoller les étiquettes de vos vins préférés pour les coller dans votre livre de cave, les afficher en patchwork en trophées dans le salon, ou les coller sur le frigo (chic!) vous ne pourrez plus vous arrêter de les collectionner. Oenographiliste, alors, vous deviendrez.

Votre entourage se posera des questions sur votre état mental lorsque vous passerez, en fin de repas, vos bouteilles bues au four, mais laissez les dire… vous êtes un(e) artiste, un(e) esthète.
Nous, nous nous y sommes mis pour l’un de nos fidèles clients qui devait pour Noël offrir à l’un de ses amis un tableau d’étiquettes « maison ». Notre fidèle client boit bon et bien mais pas en quantité suffisante pour remplir un tableau complet… il a donc fait appel à notre générosité sans fin et nous nous sommes pris au jeu.

On vous laisse… on a encore quelques quilles au four!

 

On a mangé là-bas et on a franchement adoré, alors on partage…

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Voilà quelques adresses parisiennes visitées peu avant la rentrée (vive les vacances des enfants chez les grands-parents!). Dans le désordre et sans esprit de notation (ni copinage), nous nous y attablâmes et nous en furent enthousiasmés.

Coretta (Porte de Clichy) pour le style et la précision (…jusqu’aux desserts : glace pêche et feuille de vigne, dément) et la carte des vins, éclectique et pas clinquante. Pour qui? Tu es chic et propre, tu as un peu de pognon (et/ou une carte affaire), tu es assurément fin gourmet.

Le Grand Bain (Belleville) pour l’ambiance décontractée mode bar à vin (yapu, mais si tu veux, on peut te faire ça), les influences anglo-saxonnes qui changent (chili-jam, oignons confits), la rafale de petites assiettes, le carte des vins dans l’air du temps (funky « nature » mais net)… et les tarifs (un soir à 4, moult assiettes et une bouteille de blanc une autre de rouge – 160 €). Pour qui? Tu portes des Stan Smith (qui n’en porte pas?), t’es archi, dans la com’ ou l’audiovisuel, t’es hopopop, t’aimes quand ça chahute. C’est tiptop.

Orties  (Cadet – Anvers) hors des sentiers battus, créatif, malin, instinctif. Au déjeuner tarif imbattable (attention menu imposé). Pour qui? Tu aimes la nature (et la nature t’aime, tu le sais), tu cours après toutes les dernières tables tendances et/ou tu aimes les vraies bonnes surprises.

Et un petit dernier…naturellement Naturellement (Commerce): franc et direct. D’une SIMPLICITE confondante (burrata fumée/tartare de veau à l’oseille/madeleine en tiramisu). L’Italien Giovanni, aux manettes, un peu foutraque, un accent marqué parfois à la limite du compréhensible. Supers pinards transalpins (attention, hein, pas les cabernets boisés de Sassicaïa), digeos (finocchietto et limoncello) maison! Pour qui? Les décontractés. Les potes. Pas bon pour un tête-à-tête love-love.

 

Les bonheurs simples – le café en terrasse

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Il faut que le temps s’y prête (ensoleillé mais pas encore trop chaud…  à l’aube d’un samedi de fin d’Eté) et que l’on se laisse du temps (la rentrée n’est pas encore totalement là), que le serveur soit agréable et discrètement souriant, que les rues parisiennes soient quasi désertes, qu’un verdoyant platane apporte un supplément de sérénité.

On regarde le peu de passants passer. On lit une page ou deux du livre de poche entamé sur la plage, un petit bout de ces vacances passées. On boit son café-crème qui tiédit. On se demande comment envisager cette journée de calme et de repos. Et puis c’est tout. On savoure…

Allez encore quelques bonnes pages et peut-être qu’on finira par se remettre à marcher et flâner (un autre bonheur simple)… ou peut-être qu’on fera les courses du week-end ou le ménage. On s’en fiche! La journée aura déjà très bien commencé.

RAP – la meilleure épicerie italienne parisienne

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En tout cas, la plus médiatique… France Inter invite souvent Alessandra Pierrini, la tenancière de la boutique, pour son accent et son cerveau encyclopédique sur les bonnes choses de la botte.

Auparavant installée rue Rodier avec une devanture grisonnante et poussiéreuse, des persiennes un peu de travers (une vraie boutique comme à Naples), elle est désormais située au bas de la rue des Martyrs dans une délicieuse boutique blanche et bois clair.

Dans les paniers à l’entrée, tomates et citrons bios italiens, le comptoir fourmille de fromages, de jambons et charcuteries, un amoncellement salivant. Jusqu’en haut du plafond, les pâtes sèches, les riz, les biscuits, les pesto artisanaux grimpent les uns par dessus les autres.

En descendant un colimaçon, la cave (aaaaaaahhhhhhh!) regorge de trésors liquides.

En ce samedi 15 juillet, la salumeria ne désemplit pas de clients. Les vendeurs (4 dans cette toute petite boutique) virevoltent et servent sourire en bouche.

Nous repartons avec, sous le bras, quelques échantillons de dégustation… on en reparle plus tard. Et on vous RE-CO-MMANDE… la visite de cette désormais institution parisienne!