Crème et crèèèème

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Nous nous sommes pâmés, ce dimanche (et les deux jours suivants) devant ce (trop) petit pot de crèèèèèème acheté sur un marché de Touraine.

Oui il y a crème et crèèèème. La crèèèèème, elle est douce, onctueuse (à la fois épaisse et glissante). Elle est naturellement vanillée. Elle est plus ou moins fleurie, selon ce que la normande, la jersiaise ou la montbéliarde broute au fil des saisons.

Elle acidifie un velouté de potimarron trop rond trop sucré. Elle recouvre (péché mignon) la belle couche de confiture de mûre sur un scone maison. Elle tranche le sucre d’une belle tatin de pomme caramélisée. Elle tempère et adoucit l’iode, le sel et le parfum d’un maquereau fumé lorsqu’on le transforme en rillette. Elle se suffit à elle-même. Elle ne sollicite aucun artifice. C’est presque gâcher que de la cuisiner. La cuisson l’altère, l’évanouit. Dans ce cas, utilisez la crème.

Et ces notes beurrées-lactiques-vanillées, on les retrouve aussi dans le vin à de nombreuses reprises, sur le vin blanc de bourgogne et les bulles de champagne.

Ce gras, c’est si bon! Mangez-en!