Carte des vins tristoune (comme le temps)

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… mais le plaisir du partage l’emporte. Lors d’une petite escapade en terre havraise, cherchant table de produit frais et de bons vins, acceptant poussette et jeune enfant, nous avons dû faire choix de piteuse pitanche. Triant entre pizzas lyophilisées et fausses crêperies, nous nous attablâmes notamment dans une brasserie certifiant fraîcheur des approvisionnement et fait maison au détriment d’un établissement à la carte des vins fournie. Demis de Paulaner et petit chablis en pichet épancha notre soif. A Etretat ce fût un chardonnay Nantais, pas fantasque mais servi frais, qui accompagna nos moules marinières, le reste de la carte se réduisant à portion congrue. En France on aime le vin pour le partage, mais certaines fois on aimerait aussi qu’il soit bon.

Triste réalité de la restauration française au pays du vin. Logique de marge, logique d’appellation, vins imposés par les grossistes, les tarifs s’envolent, la qualité fléchie (et le plaisir avec). Cela laisse de la place aux établissements qui aiment les vins et les vignerons, respectueux de sa clientèle…

Amis restaurateurs, mobilisons-nous! Faisons la grève du vin pas bon et du coef multiplicateur!

A l’autre bout du monde

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Que boit-on de l’autre côté de la planète?

En Nouvelle-Zélande, l’autre pays du sauvignon, quelques vignerons français s’y sont installés et y prospèrent. Mondialement connu, le Cloudy Bay, notamment, abreuve les meilleurs tables sur les 5 continents.

Et on y trouve aussi d’autres pépites, si peu qu’on s’aventure au sud de l’île du Sud. A Wanaka, splendide petite station de ski, les vignes de Rippon descendent doucement vers le lac sur fond de montagnes abruptes. Un paysage tellement romantique. Et depuis le début, ce domaine travaille bio et bon. Des vins vivants… En témoigne, ce Gewurtztraminer (illustrant ce post), floral et exotique, porté par une belle acidité, souvenir d’un voyage tout aussi mémorable sur la terre des All Blacks.

Goutez aussi les pinots noirs de la toute proche région de Central Otago. Ceux d’Amisfield sont amples puissants et boisés, chez Peregrine, la fraîcheur y est plus présente et enfin, si vous pouvez vous les offrir, les quilles de Felton Road (biodynamie) sont un must.

 

Le « petit » vin du grand domaine…

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… le second vin, le déclassé, le (parfois) mal aimé, le (trop souvent) surcôté.

Parfois c’est tristement minable, des vins qui profitent du nom pour se vendre à un prix déraisonnable et remplir un peu plus les poches de l’actionnaire du château… et d’autres fois, eh bien d’autres fois, c’est merveilleux. Et c’est ce qu’il s’est passé ce week-end. Les condrieu et côtes rôties du domaine Georges Vernay, nous ne nous les sommes jamais offerts parce que notre bourse ne nous l’autorisait pas. Alors, lors d’un précédent séjour à Lyon, un caviste incroyable (Antic Wine) nous ayant fortement conseillé de repartir avec le côtes du rhône « Ste Agathe » de la même maison… pour la « modique » somme de 19 ou 20 euros, nous avons craqué.

Et, bien mal nous en a pris! Ce n’est pas une quille que nous aurions dû ramener de cette escapade, mais un carton de six!

Ouvert ce week-end, c’est un vrai petit bijou de finesse. La classe, l’exception… à prix « modique » donc.

Parmi les « petits » des grands noms, nous vous conseillons entre autre de goûter le « Grand Ordinaire » de Geantet Pansiot, les côtes du rhône (Tours, Fonsalette) d’Emmanuel Reynaud (Chateau Rayas), « les Hauts » de Pontet Canet…

Et vous? Qu’avez-vous bu ce weekend?

 

 

Marzemino de Vallarom

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La semaine dernière aux Vignes Gourmandes c’était très italien. Pour boucler la semaine, on s’est donc débouché une quille Italienne de « Mars-et-Minos », étonnant nom de cépage associant deux mythes, l’un romain, l’autre hellène.

Fin expressif mais pas exubérant, quelques notes florales, un peu de cuir et de pruneau, en bouche un peu d’alcool, de discrets tannins… un vin dessoiffant à défaut d’être décoiffant. Un vin de plaisir, facile à boire.

Jamais goûté auparavant ni le domaine (Vallarom – sis dans la région de Trente, au nord de l’Italie) ni le cépage mais assurément une belle petite découverte.

Nous l’aurions bien placé sur une saltimbocca d’autant qu’on nous souffle à l’oreille que cette spécialité au nom si italien, on la retrouverai également en Grèce. De quoi satisfaire et Mars et Minos…

Et vous qu’avez-vous bu ce week-end?

Cicchetti cicchetti!

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Si on le prononce bien (tchikètti) ce petit mo(t)rceau d’Italie sonne comme le son d’une maracasse. Musical, il parle aussi très bien à notre estomac. Ces cicchetti sont la réjouissance assurée des apéritifs de tous les piccolo-gastronomes en séjour à Venise.

Les cicchetti à Venise c’est l’antithèse rassurante des mauvaises tapas barçelonaises. De petites bouchées, sorte de mini-bruschetti fraîches (souvent poissonneuses) ou gratinées, de boulettes de poisson ou de viande pannées, vendues autour de 1 à 2 euros, elles accompagnent à merveille le verre de blanc vénitien ou le prosecco… une bonne idée pour remplacer les cahouètes ou les chipes (gratos mais dégueu) sur les comptoirs des brasseries parisiennes.

La pasta, la pizza, la mozzarella, la tortilla … Ils sont forts ces italiens…

Ciao!

Les corses sont de retour!

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et les parisiens sont bien contents surtout quand de corses, il s’agit de vins, corses.

La légende voudrait que l’inverse ne soit pas vrai. Mais les Corses, aussi ils aiment les parisiens. Surtout ceux qui savent apprécier leurs vins. Alors, conseil orienté de commercants, venez en acheter quelques échantillons aux Vignes Gourmandes… Enrichissez votre vocabulaire de niellucciu, de sciaccarellu (super petit nouveau « La Robe d’Ange ») ou encore de vermentinu (en patrimonio chez Santamaria). Et vous serez d’autant mieux toléré accueilli lors de votre prochain passage sur l’Ile de Beauté.

à prestu!

Oh tiens, un oenochoé !

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Un neuno-quoi ? Un neuneu-Cauet ? Non, un neuno-koé…

Nous n’en avions jamais entendu parler de cet oeno-là, jusqu’à ce qu’un hurluberlu visitant le Trésor de Vix (Chatillon sur Seine) photographie le fameux vase (nommé également ‘cratère’) et l’oenotruc et nous envoie tout heureux sa petite photo. Ce même hurluberlu visitait les cabordes sur les collines de Besançon et nous faisait faire un petit tour au entre 19 et 20ème siècle. Maintenant il nous projette en Antiquité. Revenons à nos moutons, l’oeno-bidule, qu’est-ce que c’est ? Un genre de chopine qui servait à aller puiser à l’intérieur du fameux vase-cratère cité plus haut – récipient majestueux contenant près de 1100 litres de liquide – un mélange de vin, d’eau et d’épices que les Celtes d’avant J-C se plaisaient à boire. Parce que c’est vieux le vin. Vieux comme le monde.
On a eu la mode des épices dans le vin il y bien longtemps, celle des vins boisés à outrance, il y a peu encore et maintenant les vins en macération carbonique… Avant on se servait d’un oenochoé, maintenant, de temps en temps on carafe la bordelaise, fut un temps, on sirotait le champagne dans une coupe… Finalement peu importe les modes, le contenu ou le contenant, pourvu qu’il y ait joie et partage. Le vin est là pour ça. Le repas aussi ! Réunissons-nous ! Festoyons !

La contre-étiquette, à quoi ça sert??

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Eh oui! Il y en a qu’en mettent sur leurs bouteilles d’autres qui n’en mettent pas. Nous nous préférerons qu’il n’y en ait pas. Elle est trop souvent ‘publicitaire’ vantant les fruits-ceci, les épices-celà, la température de service ou encore le plat en accord… mais en grande surface, cela dépanne, c’est vrai. Puisqu’il n’y a personne pour nous renseigner, quelques indications peuvent nous permettre de trancher…

Aux Vignes Gourmandes, on préfère la contre-étiquette en illustration. Elle indique sobrement l’identité du vin : AOC, MILLESIME, CEPAGE, RENDEMENT, TAUX d’ALCOOL, proportion de soufre. Elle précise que le vin n’a reçu aucun additif (pas de levure, pas de sucre).Et c’est tout.

Pour nous c’est la dégustation qui doit dicter le plaisir et non la suggestion de la contre-étiquette. Et si par malheur on s’est trompé dans le choix de la bouteille elle servira pour un autre repas, et dans tous les cas, on aura prévu la bouteille ‘qui fait toujours plaisir’ : celle suggérée par son caviste…

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La Dégust’ du 1er jeudi du mois

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Et que goûte-t-on jeudi? Le petit plaisir du moment, un des récents coups de cœur de votre caviste. Une belle bouteille pleine de fruit ensoleillée (Rhône et Drôme), un vin de vigneron, du bio, du bon, et tout cela pour moins de 10 €. Un petit cadeau… Et en plus, ce soir-là, un tarif spécial pour ceux qui, non content d’avoir goûté gratos, souhaiterons re-partir avec une (ou plusieurs) bouteilles sous le bras.

Dornfelder, Zweigelt…

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La consonance de ces deux drôles d’oiseaux annonce des cépages d’Outre-Rhin et vous avez raison…

Le dornfelder goûté ce week-end, grâce à Elodie et Deepy (merci à eux!) en visite dans la région viticole du Palatinat est sorti d’une bouteille orné d’un bouchon à vis comme pour nous dire qu’il faut vite et facilement en profiter. Gouleyant, épicé, aux notes de baies noires et de cerise burlat, a remplacé admirablement un pinot noir.

Aux Vignes Gourmandes, c’est le cépage zweigelt qui est mis à l’honneur, grâce au vigneron Thomas Leithner. Dans un esprit assez proche du dornfelder il offre une bouche plus généreuse et enveloppante, un peu plus ‘coulis de fruits rouges’ que son cousin mais toujours aux notes épicées (poivre blanc, muscade).

A découvrir…